Le rayon lumineux. Dans un milieu transparent, homogène et isotrope, la lumière se propage en ligne droite, et les rayons sont indépendants les uns des autres. Le modèle suppose que les ouvertures et les obstacles sont grands devant la longueur d'onde, d'environ 0,4 à 0,8 μm dans le visible ; sinon, la diffraction n'est plus négligeable.
Indice de réfraction. Un milieu transparent a pour indice n=vc, où v est la vitesse de la lumière dans ce milieu et c≈3,00×108 m⋅s−1 sa vitesse dans le vide ; donc n≥1. Ordres de grandeur : air 1,00, eau 1,33, verre courant 1,5. L'indice dépend de la longueur d'onde : c'est la dispersion.
Lois de Snell-Descartes. Les rayons réfléchi et réfracté sont dans le plan d'incidence, défini par le rayon incident et la normale à la surface. Avec des angles mesurés à partir de la normale : réflexion i1′=i1 (soit i1′=−i1 en angles orientés), réfraction n1sini1=n2sini2. Si n2>n1, le rayon réfracté se rapproche de la normale.
Réflexion totale. Vers un milieu moins réfringent (n2<n1), la réfraction n'existe que si sini1≤n1n2. Au-delà de l'angle limite iℓ=arcsinn1n2, toute la lumière est réfléchie : c'est le principe des fibres optiques et des prismes à réflexion totale. Vers un milieu plus réfringent, un rayon réfracté existe toujours.
Retour inverse de la lumière. Le trajet suivi par la lumière ne dépend pas du sens de parcours : si un rayon va de A à B, la lumière issue de B peut revenir en A par le même chemin. On s'en sert pour échanger les rôles de l'objet et de l'image.
Principe de Fermat. Le chemin optique le long d'un trajet est L=∫nds, égal à c fois la durée du parcours. Entre deux points, la lumière suit un trajet pour lequel L est stationnaire, souvent minimal ; les lois de Snell-Descartes et le retour inverse s'en déduisent.
Le prisme. Pour un prisme d'angle A et d'indice n dans l'air, la réfraction sur chaque face donne sini=nsinr et sini′=nsinr′, avec A=r+r′. La déviation D=i+i′−A est minimale quand le trajet est symétrique, i=i′.