Assertions et connecteurs. Une assertion est vraie ou fausse. On la combine avec la négation ¬P (« non P »), la conjonction P∧Q (« et »), la disjonction P∨Q (« ou » inclusif), l'implication P⇒Q et l'équivalence P⇔Q. L'implication n'est fausse que si P est vraie et Q fausse : elle a la même valeur que ¬P∨Q.
Lois logiques. Lois de De Morgan : ¬(P∧Q)⇔(¬P∨¬Q) et ¬(P∨Q)⇔(¬P∧¬Q) ; distributivité de « et » sur « ou », et inversement ; négation d'une implication : ¬(P⇒Q)⇔(P∧¬Q).
Quantificateurs. ∀x∈E, P(x) et ∃x∈E, P(x), avec ∃! pour « il existe un unique ». La négation échange ∀ et ∃ et nie la propriété : ¬(∀x∈E, P(x))⇔(∃x∈E, ¬P(x)). Deux quantificateurs de natures différentes ne s'échangent pas.
Réciproque et contraposée. La contraposée ¬Q⇒¬P est équivalente à P⇒Q ; la réciproque Q⇒P ne l'est pas. Une équivalence se démontre par deux implications, ou par une chaîne d'équivalences dont chaque étape est réversible.
Absurde et analyse-synthèse. Par l'absurde, on suppose ¬P et l'on aboutit à une contradiction. Par analyse-synthèse, on suppose qu'une solution existe et l'on en déduit sa forme (analyse), puis on vérifie quels candidats conviennent (synthèse) ; quand l'analyse ne laisse qu'un candidat, elle prouve l'unicité, et la synthèse l'existence.
Récurrence. Si P(n0) est vraie et si P(n)⇒P(n+1) pour tout n≥n0, alors P(n) est vraie pour tout entier n≥n0. Variantes : la récurrence double, avec deux initialisations, où P(n) et P(n+1) entraînent P(n+2) ; la récurrence forte, où l'on suppose P(n0),…,P(n) pour prouver P(n+1).