Système. Un système est ouvert, fermé ou isolé selon qu'il échange avec l'extérieur de la matière et de l'énergie, de l'énergie seulement, ou rien. Ses variables d'état sont extensives, comme le volume, la masse ou la quantité de matière, ou intensives, comme la pression et la température.
Équilibre et transformations. À l'équilibre, les variables d'état sont définies et constantes. Une transformation quasi statique est une suite d'états d'équilibre ; elle est réversible si, de plus, aucun phénomène dissipatif n'intervient, de sorte qu'on puisse la parcourir en sens inverse par les mêmes états. Une transformation isotherme, isobare ou isochore garde T, p ou V constant ; une adiabatique se fait sans échange de chaleur.
Équation d'état. Une relation f(p,V,T)=0 entre les variables d'un fluide à l'équilibre. Pour un gaz parfait, pV=nRT avec R≈8,314J⋅mol−1⋅K−1, p en pascals, V en mètres cubes et T en kelvins : T=θ+273,15 si θ est en degrés Celsius.
Différentielle. Pour une fonction f(x,y), df=(∂x∂f)ydx+(∂y∂f)xdy. Une forme Adx+Bdy est une différentielle totale exacte si et seulement si ∂y∂A=∂x∂B, sur un domaine sans trou ; son intégrale ne dépend alors que des points de départ et d'arrivée.
Relations entre dérivées partielles. Pour trois variables liées par une équation d'état, (∂y∂x)z=(∂y/∂x)z1 et (∂y∂x)z(∂z∂y)x(∂x∂z)y=−1 ; attention au signe moins de cette relation cyclique.
Coefficients thermoélastiques. Dilatation isobare α=V1(∂T∂V)p, compression isochore β=p1(∂T∂p)V, compressibilité isotherme χT=−V1(∂p∂V)T ; la relation cyclique donne α=pβχT. Pour un gaz parfait, α=β=T1 et χT=p1.
Pression et statique des fluides. La pression est une force par unité de surface, en pascals, avec 1bar=105Pa. Dans un fluide au repos, dzdp=−ρg pour un axe Oz vertical ascendant ; pour un liquide incompressible, p(z)=p(z0)−ρg(z−z0) : la pression augmente avec la profondeur.