Quadripôle et conventions. Deux accès : (u1,i1) à l'entrée, (u2,i2) à la sortie. Chaque courant est compté positivement quand il entre dans le quadripôle par la borne supérieure, et chaque tension est celle de cette borne par rapport à l'autre : les deux accès sont en convention récepteur.
Matrice impédance. Pour un quadripôle linéaire sans source indépendante, u1=Z11i1+Z12i2 et u2=Z21i1+Z22i2. Chaque coefficient se mesure un accès ouvert : Z11=i1u1 et Z21=i1u2 pour i2=0, Z22 et Z12 pour i1=0, d'où le nom d'impédances à vide.
Réciprocité et symétrie. Un quadripôle passif formé de résistances, de condensateurs et de bobines est réciproque : Z12=Z21. S'il est de plus symétrique, l'entrée et la sortie jouant le même rôle, Z11=Z22.
Schéma équivalent en T. Un quadripôle réciproque équivaut à un T : une impédance Z11−Z12 côté entrée, une impédance Z22−Z12 côté sortie, et Z12 dans la branche commune.
Autres matrices. La matrice admittance Y exprime les courants en fonction des tensions, avec Y=Z−1 quand Z est inversible ; ses coefficients se mesurent un accès en court-circuit. La matrice hybride H mélange les deux descriptions, comme pour le transistor ; la matrice de transfert relie (u1,i1) à (u2,−i2).
Associations. Deux quadripôles en série, entrées en série et sorties en série, ont pour matrice impédance la somme de leurs matrices, à condition que chaque accès garde un courant entrant égal au courant sortant ; en parallèle, ce sont les matrices admittances qui s'ajoutent ; en cascade, les matrices de transfert se multiplient.
Quadripôle chargé. Une impédance Zc branchée en sortie impose u2=−Zci2, avec les conventions ci-dessus. L'impédance d'entrée vaut alors Ze=i1u1=Z11−Z22+ZcZ12Z21, et le gain en tension se déduit des deux équations.